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Eglise Saint Vincent


 

En plein cœur du village, proche du Château de Gourdan, cette église datant du XIXe siècle a été magnifiée par un éclairage extérieur permettant ainsi à cette bâtisse d'avoir une place privilégiée dans le patrimoine de la commune.

Le blason de la commune


 

Le blason de la commune de Gourdan-Polignan symbolise les deux grands Seigneurs de Gourdan. Le lévrier dressé sur ses pattes arrière, appelé le "lévrier rampant", est le symbole de la famille de Bize dont un membre était le Seigneur de Gourdan à la Renaissance.

 

Au cours du XVIe siècle, la seigneurie de Gourdan passe entre les mains de la famille des Binos dont la marque est une roue dentelée faisant référence à l’instrument de supplice de Sainte Catherine d’Alexandrie.

Eglise Saint Vincent (photo : Mairie)

Chapelle Notre Dame de Polignan (photo : Mairie)

Château de Gourdan (photo : Mairie)

Croix du Picon (photo : Mairie)

Patrimoine

 

Gourdan-Polignan a su préserver un cadre verdoyant et reposant qui met en valeur un patrimoine historique riche avec la chapelle de la vierge noire et, au cœur du village, son château des anciens Seigneurs de Gourdan ainsi que la grotte de l'éléphant, site préhistorique classé.

Historique


 

Les premières traces de présence humaine sur le site de Gourdan-Polignan datant de la Préhistoire (environ 30 000 ans avant JC) ont été avérées dans le site de la grotte de l'éléphant à la confluence de la Neste et de la Garonne.

 

Gourdan-Polignan connut une occupation romaine avec les domaines de Gordius et de Paulinius. Il est possible que le domaine de Gordius se trouvait au lieu-dit « le Bazert » où fut trouvé dans l’ancienne chapelle de Notre-Dame du Bazert un autel  en marbre blanc consacré à "Baeserte", dieu à tête de sanglier du panthéon gallo-romain. "Baeserte" signifie "sanglier" dans le langage des Convènes, ancêtres des Commingeois. Gravée du texte "Au dieu Baeserte, Harbelex fils d’Harsus s’est acquitté de son vœu comme de juste" (Baeserte deo Harbelex Harsi fuslm) et décorée d’une amphore à vin et d’un sanglier sculptés, cette pierre est conservée au musée Saint Raymond de Toulouse.

 

On peut imaginer le domaine de Paulinius vers l'actuelle place de la prairie dont la proximité avec la Garonne permettait de contrôler le passage. Aujourd’hui encore, on peut voir une tour ronde du XIsiècle attestant de l'ancienneté de l'occupation de l'endroit. Le chemin qui relie les lycées Paul Mathou à la gare se nomma longtemps "le chemin de ronde".

 

Au XIIe siècle, un château fort existait sur la colline du Bouchet. Gourdan dépendait de la châtellenie de Sauveterre, et son territoire appartenait au Nébouzan tandis que Polignan faisait partie du Comminges. Comminges et Nébouzan avaient des statuts politiques distincts. A cette époque, la seigneurie de Gourdan est tenue par les Mauléon, puis les Binos et enfin les Lassus qui, faisant partie des curiaux de Rivière, rendaient la justice.

 

En 1822, l’archevêque de Clermont-Tonnerre installe, dans l’ancien couvent des cordeliers, un séminaire qui fonctionne jusqu’en 1906. Depuis, les bâtiments sont utilisés par un lycée d’état. Polignan reste un lieu-dit de Gourdan jusqu’en 1905, année au cours de laquelle est créée la commune de Gourdan-Polignan.

 

Chapelle Notre Dame de Polignan


 

Selon la légende, un paysan ayant remarqué que son bœuf le plus gras, qui était pourtant celui qui avait le moins d'appétit, se rendait tous les jours dans le même buisson de ronce, découvrit la statue de la Vierge noire. La sculpture fut placée sur l'autel de l'église du village mais, pendant, la nuit, elle retourna parmi les ronces. Rapportée à l'église et enchaînée à l'autel, elle reviendra malgré tout sur les lieux de sa découverte. Concluant que la Vierge souhaitait être honorée à cet endroit, les villageois y construiront la chapelle Notre Dame de Polignan afin d'abriter la statue.

 

Outre la Vierge noire, la chapelle renferme deux joyaux classés tous deux au registre des monuments historiques : un portail en bois sculpté de style Renaissance réalisé au XVIe siècle et un retable qui orne l'intérieur de la chapelle par ses dix sept tableaux retraçant la vie de la Vierge.

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Grotte de l’éléphant


 

Située sur le versant ouest de la colline du Bouchet, la grotte de l'éléphant est classée monument historique en 1956 grâce à Louis Méroc. Les premières fouilles ont été réalisées entre 1871 et 1874 par Edouard Piette. Malgré les mauvaises conditions dans lesquelles elles se sont déroulées entraînant ainsi la destruction de nombreuses sources d’informations, de nombreux vestiges de mobilier préhistorique de trois périodes successives, l’Aurignacien, le Magdalénien et l’Azilien ont été découverts. Les fouilles reprennent en 1985 sous la direction de Jacques Virmon permettant de constater en 1989 que la grotte de l’éléphant est également ornée de figurations pariétales.

 

(AdlFI, revue en ligne de la sous-direction de l’Archéologie du ministère de la Culture et du CNRS présentant l’actualité des opérations archéologiques menées en France).

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Château de Gourdan


 

Ce manoir a été construit à la Renaissance par le Seigneur de Gourdan, membre de la famille de Bize. Auparavant, le seigneur local résidait dans un petit château situé sur la colline du Bouchet. 

 

Au cours du XVIe siècle la seigneurie de Gourdan passe entre les mains de la famille de Mauléon, avant d’être détenue par la famille des Binos. Le blason des Bize et des Binos est peint sur la hotte d’une cheminée du château. 

 

Les Lassus-Duperon ont racheté le manoir peu de temps avant la révolution. Depuis cette époque, les propriétaires se succèdent.

 

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Croix du Picon


 

Cette croix se dresse sur le Picon à 630 mètres d’altitude. Elle a été érigée en 1880 à la demande de Jean Cistac. Natif de la région, cet homme de lettres, secrétaire particulier du Président de la République française Jules Grévy entre 1879 et 1887, a subventionné l’aménagement du pic du Midi. En échange, il recevait le bulletin météo qu’il affichait chaque jour devant sa maison afin que chacun puisse le consulter.

 

Jusqu’à la première guerre mondiale, un pèlerinage vers la croix était organisé le premier dimanche du mois de mai. Les pèlerins y déjeunaient et redescendaient la nuit tombée à la lueur des flambeaux.